Suivant le principe qu’aucun établissement public ne peut avoir une note supérieur à son Etat, l’agence de notation S&P, a dégradé quatorze entreprises publiques et semi-publiques dans la zone euro.
Pour la France, la dégradation de AAA en AA+ n'a concerné pour l’instant que EDF, RTE, SNCF, RFF, UNEDIC, AP-HP (Les hôpitaux de Paris) et CADES (caisse d’amortissement de la dette sociale).
Ces entreprises et organismes contenant un fort pourcentage de capitaux publics se trouvent liés à la nouvelle notation de l’Etat.
- Rencherissement du crédit
Les conséquences devraient, comme pour l’Etat, se trouver dans le renchérissement du crédit, dont ils ont besoin pour financer leur fonctionnement.
Si les taux augmentent, la capacité de crédit de ces entreprises publiques va baisser, et les fonds générés devraient également baisser.
Pourtant, il se peut que cela ne joue qu’à la marge pour ces établissements, car ils devraient pouvoir bénéficier des fonds de la BCE, via les banques, à des taux encore bas.
- Impact pour les sous-traitants via la baisse des investissements
Mais cela peut avoir un impact sur les investissements et les programmes à venir, qui pourraient être gelés ou ralentis, ce qui aurait alors des conséquences pour tous les sous-traitants de ces sociétés publiques ou semi-publiques.
- Impact pour les fournisseurs via l'allongement des délais de paiement
Une autre conséquence, pourrait résider dans les retards de paiement, qui sont déjà longs dans la fonction publique, mais qui pourraient encore s’allonger de plusieurs jours, causant des difficultés chez les fournisseurs. |